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Un blog classé politique dont l'auteur aurait préféré une catégorisation "sociologique" et qui veut tenter de réfléchir au temps présent avec sévérité et humour.

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Histoire des techniques (11: les éoliennes).

Le moulin à vent à moudre le grain vivait en autarcie : lorsque le vent manquait, le meunier faisait autre chose ou allait se promener ; une chanson populaire allemande a pour titre : "Das Wandern ist des Müllers Lust" … la randonnée est la joie du meunier … et puis, à l’époque, il y avait des bergères dans les prés …
 
Ne rêvons pas, les éoliennes modernes croulent sous les contraintes : celles que nous connaissons déjà : être bien orientées par rapport au vent, ce qui se fait par des appareillages électroniques, et compenser les variations de vitesse au moyen d’hélices à pas variables, c’est-à-dire dont les pales sont orientables pour se « visser » plus ou moins dans le vent ; elles peuvent même se mettre « en drapeau » dans le lit du vent pour être arrêtées.
 
Les grandes éoliennes dont les mâts atteignent 150 mètres de haut et plus, et les rotors (hélices) 120 mètres de diamètre, sont soumises à de nombreuses contraintes : effet gyroscopique, vitesse importante au bout des pales malgré une rotation assez lente, flexions et torsions diverses. Mais les principales difficultés ne sont pas apparentes.
 
Outre un accès routier facile pour le montage et la maintenance, elles doivent être reliées au réseau électrique, pas trop loin d’un poste de répartition, pour économiser des longueurs de lignes. Bien sûr, le courant envoyé dans le réseau doit être « calibré » en tension et synchronisé en fréquence, toutes ces qualités, répétons-le malgré la variabilité des vents. Rien d’insurmontable mais la gestion d’un parc d’éoliennes ne peut pas être le fait d’un quelconque particulier.
 
On peut espérer utiliser de petites éoliennes individuelles ; oui mais … le rendement est moindre, l’utilisation en ville difficile (tourbillons) la vitesse de rotation est plus grande pour les petits diamètres d'hélices (bruit) et on a les mêmes contraintes de « calibrage » du courant puisque tous nos appareils ménagers sont alimentés en courant alternatif de 50 périodes et 240 volts.
 
Il y a même une difficulté supplémentaire, celle du stockage d’électricité puisqu’il ne faut pas compter que le vent souffle au moment où vous consommez du courant. On a donc une « chaîne » de transformation d’énergie assez complexe et encombrante : vent – hélice – générateur de courant continu – batteries – onduleur (transformation de courant continu en alternatif) – utilisation.
 
Les Américains expérimentent la production d’air comprimé par les éoliennes, son stockage dans un réservoir souterrain et son utilisation à la demande pour faire fonctionner un alternateur ; c’est une solution plus propre que des batteries, éliminant l’acide et le dégagement d’hydrogène, mais l’investissement devrait être aussi important.
 
Les pays vastes et à faible densité de population sont certainement les premiers à rentabiliser les éoliennes individuelles ; l’offre de matériel est importante au Canada. Alors, c’est fichu pour nous ? Non, mais c’est de la haute technicité et les Français, qui aiment bien papoter en réunion et réclamer des subventions au lieu de se confronter à des études ardues, risquent de ne pas être leaders.
 
                                                                     LA VACHE !
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