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Un blog classé politique dont l'auteur aurait préféré une catégorisation "sociologique" et qui veut tenter de réfléchir au temps présent avec sévérité et humour.

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Histoire des techniques (27 : panne de pompe à chaleur).

Les belles installations écologiques, ça peut aussi tomber en panne et on n’a pas beaucoup entendu parler de ces aspects lors du génial happening du Grenelle de l’environnement. Donc, il y a une semaine, je passe à côté de ma pompe à chaleur et vois une tache liquide qui déborde légèrement du dessous.

 

C’est peut-être de la condensation mais je regarde d’abord l’afficheur qui n’indique pas de panne ; il est facile d’ouvrir le carter avant : au fond, il y a deux millimètres d’un liquide un peu verdâtre, légèrement gras sur les doigts ; comme j’ai suivi l’installation de près, je pense qu’il s’agit d’eau glycolée ; un coup d’œil au manomètre du capteur géothermique : pas de baisse de pression significative … vraisemblablement pas une grosse catastrophe.

 

C’est dimanche mais je passe quand même un coup de téléphone à l’artisan qui a fait l’installation ; ce n’est pas une grosse entreprise et il est au bout du fil ; une question supplémentaire : « Ce n’est pas de l’huile ? – Heu … - Ça ne fait pas comme ce qu’il y a sur la jauge de votre voiture ? – Non. – Bon, ce n’est pas le compresseur, vous devriez pouvoir continuer à tourner, je passe demain. »

 

Mais je me suis donné les moyens de parer une panne en conservant l’ancienne chaudière fuel que je peux commander indépendamment de la pompe : arrêt de la pompe, coupure des vannes en provenance du capteur géothermique (je vous avais dit qu’il y avait beaucoup d’accessoires) et c’est reparti au fuel.

 

Arrivée du plombier qui commence par vérifier les raccords qu’il a posés au-dessus de la pompe … zut, ce n’est pas ça mais c'est dans la machine. Dépose des carters et il trouve un suintement. Il déclare « Je ne vais pas démonter en aveugle, je vais demander au grossiste le type de joint responsable de la fuite, je reviens après-demain. »

 

Retour du plombier : « J’ai téléphoné au technicien du grossiste, il ne sait pas et de toutes façons, ils n’ont pas de pièces : je démonte. ». Un joint de remplacement ordinaire extrait de la boîte à clous et c’est reparti. Ça fait six jours que ça tourne, ça devrait être bon.

 

Moralité : bien connaître son installation, prévoir le plus grand nombre de pannes possible compte tenu de son budget, un petit artisan est souvent plus disponible et efficace qu’une grande entreprise et surtout : les énergies renouvelables se développeront lorsque les vendeurs auront du temps de cerveau disponible pour apprendre à connaître leur matériel.

 

                                                                                      LA VACHE !

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