Lundi 23 juin 2008

DDR accourt tout guilleret : « - Eduquons, éduquons, comme la lune ! - Fais attention à ce que tu dis, j'ai des enseignants dans ma famille. - Tu reconnaîtras que l'enseignement est le sujet sur lequel les ministres et les médias racontent le plus de conneries. - Les 35 heures, ce n'est pas mal non plus. - Oui, mais ça ne dure pas depuis plus d'un siècle ! - Bon, il ne faut déjà pas confondre éducation et enseignement.

 

 - Où est la différence ? - L'éducation vise la transmission de comportements en provenance du milieu social et l'enseignement est un cursus plus organisé destiné, précisément, à apporter des compétences précises. - Faisons tout de suite une croix sur l'éducation car le milieu social n'est plus constitué que de télé et de loisirs de masse. - C'est pourquoi, comme l'enseignement comporte une part de socialisation, les gouvernements tendent à reporter toute l'éducation sur l'enseignement.

 

 - Pour y voir clair, il faudrait parler d'un ministère de l'enseignement national. - Commençons par dire que l'enseignement a deux facettes complémentaires. - Théorie et pratique ! - Ou connaissances et compétences, on en a déjà parlé. - Les connaissances relèvent de la méthode de travail : tout dépend si l'on veut que la personne formée sache "par cœur" ou soit seulement capable de retrouver la formule dans un document. - Et de combiner les formules, et en général les connaissances. - Et d'en déduire des idées nouvelles ? - Là, il ne faut pas trop rêver, au moins au début d'une formation.

 

 - Revenons au "par cœur", qui relève déjà de l'entraînement, donc de la répétition par des exercices gradués jusqu'à obtenir une compétence certaine, et non une certaine compétence ... - Pour ne pas trop encombrer l'enseignement, il faut à chaque fois se poser la question du muß : ce qui est absolument nécessaire pour agir. - Du soll, ce qui permet de comprendre pourquoi on fait comme cela. - Et du kann, tout ce qu'on peut dire autour du sujet pour ceux que cela intéresse. - On en a déjà parlé, mais que penses-tu de la querelle entre les méthodes analytiques et globales ?

 

 - Les méthodes analytiques, ou encore décomposées, ou syllabiques pour la lecture, sont nécessaires pour "démarrer" ceux qui n'ont encore eu aucun contact avec la compétences recherchées. - Et les méthodes globales pour avancer. - Un bon instructeur d'aviation est obligé de pratiquer une méthode analytique, mais fait du global de temps en temps pour "tâter" les acquisitions de l'élève pilote. - C'est ce que font la plupart des enseignants de CP pour la lecture.

 

 - Pour le pilotage, on pourrait pratiquer la méthode globale avec les jeunes qui débutent à 16 ans et ont toutes leurs capacités "sensitives". - S'ils sont motivés. - Il doit en être de même pour la lecture. - Je crois que toute autre considération est du blabla de ministre ! ». On parlera des motivations demain, et en attendant on se sépare.

 

 * L'auteur ne peut être tenu responsable des révélations contenues dans ce billet, il ne fait que rapporter fidèlement les propos de DDR, le petit diablotin domestique rapporteur.

  

                                                       SCHWARZER STIER !

Par Blacksheep - Publié dans : DDR et les gratteurs d'os.
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