Mercredi 5 mars 2008
Il nous faut maintenant en arriver aux aspects technico-commerciaux en évoquant un petit historique de mon aventure : après avoir payé ma facture de fuel domestique en juillet 2005 (il n’était pas encore à 100 $ le baril), j’ai piqué ma crise sur l’air « yfoferkek’chose ! ». Etant donné mon âge et une certaine invalidité, il était hors de question de trimballer des bûches ou des sacs de granulés de bois.
 
Un silo à granulés est encombrant et peu esthétique, donc pas question de bois : bien m’en a pris car les cours du bois ont monté en flèche ; EDF n’étant pas encore privatisée ni encore prise par la folie actuelle des augmentations, j’ai gagné quelques années d’économies … mais ça ne va certainement pas durer. Incidemment, les fournisseurs et installateurs vous établissent de beaux bilans de rentabilité et d’amortissement de votre installation sans tenir compte, bien sûr, des augmentations à venir.
 
J’avais un atout : l’habitude d’établir des cahiers des charges et des études de machines dans le domaine de l’industrie, et une tare : pas la moindre idée de ce qu’était une pompe à chaleur. J’ai passé une quinzaine de jours sur Internet à rechercher de la documentation et pris quelques contacts avant devis.
 
Première déconvenue : les entreprises moyennes installant ce genre de produit ont leurs habitudes : celles qui opèrent le long d’un cours d’eau raisonnent nappe phréatique alors que j’habite sur une hauteur ; les fournisseurs de climatisation ne pensent qu’aérothermes (pompes dites air/eau), etc … Deuxième déconvenue : les fabricants français refusent de fournir leur documentation technique aux particuliers.
 
J’ai enfin trouvé l’adresse d’un fabricant allemand possédant une agence pas trop loin de chez moi et je m’y suis rendu en annonçant timidement que j’étais un particulier et que je souhaitais des renseignements. Le technicien pompes à chaleur m’a gavé d’informations, chargé de documentation, signalé leur site Internet et a pris congé en me déclarant : « Prenez connaissance de tout ça et téléphonez-moi si vous souhaitez des informations complémentaires » … ouf !
 
Mon but n’est pas de faire de la publicité, mais j’ai mis un lien sur une partie de leur documentation technique dans un billet précédent et, pour ne pas être trop partisan, je vous colle ici un lien vers une autre entreprise allemande dont je ne connais pas les produits mais qui donne une foule de renseignements ; je n’ai rien contre les fournisseurs français mais leurs sites Internet et leurs documentations ne sont pas assez techniques à mon goût.
 
Ayant donc encore appris des choses à mon âge (pffuuuiiii ...) et choisi mentalement un fabricant, je me suis mis sérieusement à la recherche d’un installateur et j’ai demandé trois devis : un installateur avait ses habitudes avec un fabricant et ne voulait pas s’embêter avec un nouveau ... échec ; le deuxième mettait en avant un magnifique logiciel en couleurs brassant des thermies et promettant des économies faramineuses mais ne savait pas s’en servir et un simple calcul de tête permettait de comprendre que ça ne collait pas … quant au troisième qui avait repéré le client un peu fouineur, il n’a tout simplement pas répondu … suspense, vous saurez la suite demain.
 
                                                                    LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Mardi 4 mars 2008
Si le terrain dont vous disposez ne se prête pas à l’installation d’un capteur horizontal (voir billet précédent), il vous reste quatre solutions que je connais moins bien : d’abord le capteur vertical ; on fore un, ou mieux deux puits verticaux, et on y installe un tube de 15 à 20 centimètres de diamètre. On placera deux tuyaux destinés à faire circuler de l’eau dans chaque tube. Il faut prévoir en moyenne deux tubes descendant chacun à une profondeur d’au moins 50 mètres.
 
L’eau ainsi envoyée dans le sous-sol sera réchauffée, puis remontée par une pompe ; les documentations indiquent que le sous-sol reste à environ 10° en dessous de 15 mètres, mais il ne faut pas croire que cela vous donnera de l’eau à 10°. En effet, la chaleur « migre » d’un corps à une température donnée vers un corps à une température inférieure, et ce d’autant plus vite que la différence de température est grande.
 
Donc, vous obtiendrez au mieux une température de 8°, à condition que le sous-sol ait une bonne conductivité thermique, ce qui est le cas des roches et en particulier du granite. C’est pourquoi ce type de capteur est répandu en Suisse. Ajoutons qu’il faut une autorisation (DDE ?) pour ce genre d’installation et bien sûr un accès pour la machine de forage. Pour une construction neuve, on peut prévoir d’installer le capteur sous la maison.
 
Si le coût de cette solution vous rebute, vous avez peut-être une nappe phréatique sous votre terrain ; vous pourrez alors pomper de l’eau de cette nappe et la renvoyer en circuit ouvert, avec deux inconvénients : cette eau peut être chargée de calcaire ou d’autres impuretés entraînant une dégradation des canalisations, et les crépines ont toujours tendance à se boucher. Enfin, les nappes phréatiques peuvent voir leur niveau varier.
 
Si vous avez un cours d’eau dans votre jardin, c’est encore mieux mais une faible source alimentant un petit étang va geler en quelques semaines d’hiver, puisqu’on prend sa chaleur en plus du froid ambiant. Se brancher sur le lac du Bourget est idéal mais cela me semble réservé aux collectivités, ne serait-ce qu’à cause de la propriété des berges. Dans tous ces cas particuliers, il faut rechercher quelles sont les autorisations nécessaires et cela peut être compliqué selon le type de cours d’eau. Il est en tout cas interdit de renvoyer l’eau de la nappe phréatique à l’égout.
 
Dernière solution, qui est plutôt moins coûteuse mais moins performante : l’aérotherme. Un ventilateur extérieur dirige sur un radiateur (échangeur de chaleur) l’air ambiant qui va porter de l’eau glycolée à une température légèrement inférieure à celle de l’air. Ensuite, on se trouve dans le cas d’une pompe à chaleur classique.
 
Ce système comporte plusieurs inconvénients : le ventilateur extérieur est (relativement) bruyant ; il se salit et s’oxyde et il faut privilégier la qualité. Le plus important sous nos climats est que le rendement sera mauvais lors, par exemple, d’une semaine à – 15° alors que le sol connaît des variations de température beaucoup plus lentes ; c’est plutôt une solution d’appoint à un autre chauffage. Ici un site, plus forum, qui donne une large gamme de renseignements. Si vous espérez la solution idéale, attendez le réchauffement climatique !
 
                                                                     LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Lundi 3 mars 2008
Détaillons les questions qui se posent au sujet du capteur horizontal : si vous n’avez pas 12 à 15 ares de terrain à peu près horizontal, vous pouvez éviter la lecture de ce billet. Sinon, allez d’abord faire un tour au cadastre pour vous assurer que ce terrain n’est pas frappé d’une réserve de propriété dans le but de faire un rond-point de plus. Il vous faut un terrain relativement plat et débarrassé de ses arbres.
 
Le capteur sera constitué d’un réseau de tuyaux à poser sur un lit de sable bien horizontal. On peut envisager un capteur légèrement en pente mais il faudra alors installer un regard supplémentaire à l’endroit le plus haut pour permettre le remplissage. La fouille fera entre 400 et 500 mètres carrés de surface (un rectangle approximatif) ; les installateurs prévoient souvent 200 mètres carrés pour minimiser le devis.
 
La profondeur sera comprise entre 1,50 mètres et 2 mètres ; beaucoup de sites recommandent 60 à 80 centimètres mais, à mon appréciation, ce n’est valable que pour le midi de la France. Il existe des tuyaux spéciaux en polypropylène pour de tels capteurs mais j’ai considéré que la présence de nombreux cailloux dans mon terrain nécessitait l’utilisation de tuyaux standard d’arrivée d’eau plus épais et plus solides.
 
Dans ce dernier cas, l’échange thermique est un peu moins bon mais l’inconvénient d’un tuyau écrasé ou percé par un caillou est minimisé. Car le terrain bouge et les cailloux ont tendance à s’enfoncer. Le capteur ne devra pas être trop éloigné de la maison où sera installée la pompe à chaleur mais cette distance n’est pas critique.
 
Les tuyaux du capteur contiendront de l’eau « glycolée » (450 litres dans mon cas) … pas très écologique … mais ne gelant qu’en dessous de – 15°, car votre pompe à chaleur va refroidir le terrain puisqu’elle lui prend de la chaleur : j’ai ainsi refilé toutes mes taupes aux voisins, pas folles, les petites bêtes ! Actuellement, ma pompe à chaleur absorbe de l’eau à 3° en début de cycle et la renvoie à -1° ; en octobre, c’est 8° et 4°.
 
Une fois la fouille creusée, un lit de sable fin étalé (protection des tuyaux et transmission de la chaleur), et les tuyaux posés (800 mètres dans mon cas) avec leurs collecteurs, on peut procéder au remplissage sous pression pour détecter les fuites ; il restera de l’air dans les tuyaux au début, qui s’éliminera en quelques mois au moyen d’un dégazeur posé sur la conduite principale.
 
On peut ensuite reboucher avec précaution la fouille : attention aux cailloux pointus près des tuyaux et ne vous pressez pas trop de semer du gazon car le terrain va mettre un ou deux ans à se tasser irrégulièrement. Ne replantez pas d’arbres aux racines profondes et ne faites de terrasse bétonnée : ce sont le soleil et la pluie qui vont vous chauffer maintenant.
 
Je vous fournis un lien vers un site commercial que je ne connais pas, mais qui donne à la page 7 une bonne description des capteurs horizontaux. Ne manquez pas de chercher assidûment sur Internet car qui n’entend qu’une cloche (moi, par exemple) n’entend qu’un son et n’oubliez pas : l’écologie, c’est beaucoup de réflexion et pas mal d’huile de coude !
 
                                                                  LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Dimanche 2 mars 2008
Il faut se méfier des sites Internet, même non commerciaux, qui traitent des pompes à chaleur, y compris du mien. Ils ne sont pas de mauvaise foi mais ne tiennent pas compte des différences entre les régions et des caractéristiques géologiques et météorologiques ; disons aussi tout de suite que le coût final de l’installation a toutes les chances (?) d’être supérieur aux estimations fournies.
 
L’ADEME a fait un site intéressant pour s’initier aux pompes à chaleur et, si vous avez suivi mon propos au sujet du réfrigérateur, vous devez vous y retrouver dans les schémas qu’elle vous fournit … sinon, vous êtes bons pour une révision. Leur site donne aussi d’autres renseignements que la page vers laquelle je vous ai dirigé : n’hésitez pas à vous y promener.
 
Pour une fois, je vais aussi vous envoyer vers un site commercial détaillant les données techniques complètes de la pompe que j’ai fait installer chez moi : ce site est un modèle de ce que peut faire un fournisseur germanique pour renseigner ses prospects … L’écologie, c’est un peu plus compliqué que les beaux blablas qui se sont tenus au Grenelle de l’environnement.
 
On l'a déjà dit hier : une pompe à chaleur est un réfrigérateur qui fonctionne « à l’envers » et capte de la chaleur à l’extérieur, à condition d’aller la chercher avec un liquide qui peut être de l’eau, et restitue dans votre plancher chauffant ou vos radiateurs de l’eau chaude … en partant d’eau (glycolée) à zéro Celsius, on « fabrique » de l’eau à 50° Celsius pour votre maison ... miracle de la physique.
 
Bien sûr, pour réaliser cette performance, le compresseur va consommer de l’électricité … nucléaire … tant pis pour les écologistes. Le rendement apparent est même nettement supérieur à 1, de l’ordre de 3 ou 4, c’est-à-dire que pour 1 kWh consommé, on récupère 3 ou 4 kWh de chaleur. C’est un abus de langage puisque les 2 ou 3 kWh de différence proviennent de la chaleur prélevée dans un sol qui vous parait « froid ».
 
Donc, il vaut mieux parler de « COP » ou Coefficient de Performance, et le second théorème de la thermodynamique que vous connaissez par cœur est toujours valable … ouf ! Ce COP est souvent présenté comme une caractéristique de l’appareil mais il dépend en fait des températures des fluides mis en jeu.
 
Une fois que vous avez choisi votre belle machine, il vous faut un « capteur » permettant de récupérer la chaleur de la terre. Il y en a trois sortes : horizontal qui demande de préférence une surface supérieure à celle que le fournisseur vous recommandera … plus la surface sera importante, plus vous récupérerez de chaleur … N’oubliez pas non plus la surface nécessaire pour déposer provisoirement les déblais avant de reboucher la fouille, 15 ares sont confortables pour un capteur de 400 à 500 mètres carrés.
 
Les deux autres possibilités sont le capteur vertical descendant entre 50 et 100 mètres mais vous devez obtenir une autorisation de la commune, et un cours d’eau ou une nappe phréatique … Si vous n’avez pas déjà renoncé, vous aurez la suite demain. Mais, pour conserver votre attention, je peux quand même vous dire que je possède une installation qui fonctionne sans histoire depuis trois hivers.
 
                                                                    LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Dimanche 2 mars 2008
DDR a l’air plus détendu : « Je vois que tu as préparé de beaux schémas. – C’est un essai, je ferai peut-être mieux la prochaine fois et, pour te remettre de bonne humeur, j’ai choisi une photo de fond apaisante. – Mais les hommes ne sont pas à ce point tout d’une même pièce !
 
 – C’est qu’il s’agit de comportements dans une situation donnée et non de caractères. Telle personne qui impose des principes dans la vie professionnelle peut être charmante dans l’intimité ; Hannah Arendt, qui a tant choqué en décrivant Eichmann en homme ordinaire, aurait pu faire la même distinction que nous. 

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 - Je vois que le premier dessin reprend ce que nous avons exposé auparavant. – Et le second traduit les comportements en termes plus courants mais, comme disait Watzlawick, la carte n’est pas le territoire et il ne s’agit de points de repères. – C’est quand même un peu sommaire. – Un peu de patience: pour l’instant, nous sommes dans les extrêmes de ce qui est supportable professionnellement. 
 
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Mais, dans tout cela, est-ce qu'il y a des bons et des mauvais comportements? - Je pense qu'il ne faut pas utiliser ces adjectifs manichéens, il est préférable de parler de comportements utiles ou nuisibles professionnellement ou socialement, mettons dans la vie privée. - On doit certainement limiter sa gamme de comportements dans la vie professionnelle. - Bien sûr, mais n'oublions pas qu'un capitaine de pompiers doit savoir être autoritaire au bon moment.
 
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- Tiens, ça me rappelle les comportements de harcèlement moral ! – On parlera de cela aussi, et le troisième dessin nous incite à nous intéresser aux angles du rectangle – Ce sont d’autres termes pour grand chef bobo, indien Vopo, etc … - Oui, et on s’efforcera de conserver la même carte, avec d’autres mots, par la suite, le plus souvent possible. ». Et c’est fini pour aujourd’hui. 

* L’auteur ne peut être tenu responsable des révélations contenues dans ce billet, il ne fait que rapporter fidèlement les propos de DDR, le petit diablotin domestique rapporteur.
 
  
                                                                                                       SCHWARZER STIER !
Par Blacksheep - Publié dans : DDR psychologue.
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Samedi 1 mars 2008
Le principe du réfrigérateur est de capter de la chaleur à l’intérieur d’une armoire pour la restituer à l’extérieur ; il suffit (?) de vaporiser un liquide (le faire passer à l’état gazeux) à l’intérieur : selon le principe de la chaleur latente, il captera beaucoup de chaleur, et de le condenser (le faire repasser à l’état liquide) à l’extérieur : selon le même principe, il dégagera autant de chaleur.
 
Compte tenu des températures mises en jeu : température de l’ordre de -5 Celsius à l’intérieur et de +20 à l’extérieur, on a l’intuition qu’il faut disposer d’un produit qui soit gazeux à nos températures habituelles et qui se transforme en liquide (qui condense) par exemple à -6 Celsius. Ce type de gaz appartient à la famille des CFC (chlorofluorocarbones) aujourd’hui interdits et remplacés par ce qui porte le doux non de R134a ou tétrafluoroéthane. Ce gaz ne porte pas atteinte à la couche d’ozone comme le précédent mais contribue à l’effet de serre … rien n’est simple en écologie !
 
Reste à imaginer le dispositif technique : deux radiateurs (ou échangeurs de chaleur), l’un à l’intérieur de l’armoire, l’autre à l’extérieur, sont montés en série de manière à constituer un tube fermé qui peut schématiquement se représenter par une longue chambre à air de vélo et c’est là qu’intervient une loi physique supplémentaire.
 
Dans une Cocotte Minute™, l’eau vaporise à plus de cent degrés à cause de la pression qu’on y maintient, régulée par une soupape ; inversement, le fabricant de votre café soluble vaporise sous vide l’eau (ou la glace : sublimation) qu’il contenait pour ne pas être obligé de trop le chauffer lors de sa dessiccation (déshydratation). Autrement dit, plus la pression est forte, plus le liquide « bout » à haute température, plus la pression est basse, plus le gaz qui résulte de la transformation précédente « gèle » à basse température.
 
Nous avons maintenant tous les éléments pour suivre le processus : Les deux demi chambres à air, l’une à l’intérieur de l’armoire, l’autre à l’extérieur, sont séparées par deux « portes » aux frontières de l’armoire. L’une de ces portes est un compresseur qui augmente la pression du gaz vers l’extérieur, l’autre est un détendeur qui diminue cette pression vers l’intérieur.
 
Résultat : le gaz mis sous pression et envoyé à l’extérieur par le compresseur y devient liquide, dégageant de la chaleur (chaleur latente), et le liquide qui en résulte, une fois revenu à l’intérieur après être passé par le détendeur, vaporise sous faible pression en empruntant de la chaleur. La pompe à chaleur fonctionne sur le même principe mais elle va emprunter de la chaleur à l’extérieur (la terre) et le restituer à l’intérieur (votre maison) et, autre différence, elle échangera de la chaleur avec deux circuits d’eau.
 
Remarques incidentes. Premier principe de l’écologie : on ne peut pas cumuler tous les avantages. Deuxième principe de l’écologie : l’écologie coûte cher en réflexion, astuces et dépenses techniques. C’est sans doute ce qui freine son développement car nos ânes économistes veulent fabriquer des choses faciles en ramassant tout le fric, donc en n’ayant que les avantages.
 
                                                                      LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Vendredi 29 février 2008
DDR a sa tête des mauvais jours : « Je suis quand même revenu te voir mais je n’accepterai pas de parler encore de choses sinistres. – Un peu de patience, et puis ce devrait être un peu plus facile aujourd’hui. – Bon, je t’écoute ! – On a défini ces deux derniers jours un axe horizontal entre les extrêmes Vopo et bobos, il nous faut maintenant définir un axe vertical ; ensuite, on affinera notre vocabulaire.
 
 - Et que mets-tu sur cet axe vertical ? – Tout en haut : les grands chefs à plumes, et tout en bas les indiens, voire les squaws. – Et entre les deux ? – On verra après, on aura d’ici-là précisé la nomenclature ; pour l’instant, on se contente de prendre des points de repère. – Ça ne progresse pas vite, ton affaire. – Tu sais bien qu’on ne peut pas faire un bon exposé sans avoir établi auparavant de solides fondations … mais ce n’est pas le plus amusant.
 
 - Il y aurait donc, par exemple, des grands chefs Vopos ! – Oui, et en dessous des indiens Vopos. – Et à quoi les reconnaît-on ? – Le grand chef Vopo est garant de la doctrine et l’indien Vopo doit la respecter sans hésitation ni murmure – Ça se tient et me rappelle la devise officieuse de l’armée prussienne, bien avant l’existence de la DDR : Maul halten und weiter dienen !
 
 – Fermer sa gueule et continuer à servir, c’est bien ça ; mais on les repère surtout lorsqu’ils sont en conflit : le grand chef Vopo se met en colère et punit, l’indien Vopo est triste. – C’est pour cela que Staline faisait torturer les dissidents, non pour qu’ils avouent ou se repentent, mais pour qu’ils signent des aveux conformes au socialisme avant d’être exécutés. – Et c’est aussi pour cela que les peuples soumis à une dictature idéologique sont tristes …
 
... Tiens, un jour, un ingénieur français rentrant de Roumanie du temps de Ceausescu m’a raconté que son homologue roumain qui l’avait reçu lui avait dit en le reconduisant à l’aéroport : "Qu’avons-nous fait à Dieu pour être traités de la sorte ?". – Donc, les Français dont toutes les enquêtes nous disent qu’ils n’ont pas le moral sont dans cet état-là !
 
Pas du tout ! Eux ont peur, c’est tout à fait différent : la France vit actuellement une querelle entre grand chef bobo et indiens bobos ; le grand chef bobo veut être obéi pour lui-même, l’indien bobo veut pouvoir lui faire confiance, voire l’admirer. – Et quand ça va mal ? – Le grand chef bobo se venge et, donc, l’indien bobo a peur.
 
 - Tu n’aurais pas un exemple ? – Si, et tout récent : notre actuel Président s’est vengé d’un visiteur du Salon de l’Agriculture en l’insultant ; s’il avait été un grand chef Vopo, il lui aurait dit quelque chose comme "On ne s’adresse pas de cette façon à un Président", ou même il l’aurait fait embastiller. – Je vois ! Quant au visiteur, il a dû avoir la trouille car on n’a guère entendu parler de lui. – Je crois que tu as presque tout compris. – Dis, tu ne pourrais pas nous faire un dessin ? – Je m’y colle pour demain ou après-demain ! ». Il a l’air de partir un peu rasséréné.
 
* L’auteur ne peut être tenu responsable des révélations contenues dans ce billet, il ne fait que rapporter fidèlement les propos de DDR, le petit diablotin domestique rapporteur.
  
                                                                      SCHWARZER STIER !
Par Blacksheep - Publié dans : DDR psychologue.
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Jeudi 28 février 2008
Nous nous dirigeons tout doucement vers un sujet écologique plus concret : la pompe à chaleur, que l’auteur connaît bien pour en avoir fait installer une chez lui ; ce ne fut pas simple, mais cela fonctionne depuis trois hivers … et il faudrait songer à quelques nouveaux perfectionnements pour améliorer encore commodité et rentabilité … pffuuuiii !
 
Tout le monde parle de géothermie sans trop savoir de quoi il s’agit : il y a deux manières de récupérer la chaleur de la terre, qui sont réservées aux collectivités : d’abord le forage à très grande profondeur (géothermie haute énergie), plusieurs milliers de mètres, qui permet de récupérer de l’eau très chaude, voire de la vapeur ; on peut alors produire de l’électricité mais l’investissement est important.
 
Le forage à moyenne profondeur permet, selon les régions, d’accéder à de l’eau, ou des terrains (et dans ce dernier cas il faut injecter de l’eau froide en vue de la réchauffer), à moins de cent degrés (géothermie basse énergie). Cette source d’énergie permet alors le chauffage mais pas de fabriquer de l’électricité.
 
Je me garderai bien de me lancer dans la démonstration, mais le deuxième théorème de la thermodynamique enseigne que le rendement obtenu dépend de la différence de température entre la « source chaude » (eau, vapeur, gaz chauds résultant d’une explosion) à l’entrée du système de transformation de l’énergie et la « source froide » (air ambiant en général, ou eau froide) qui se trouve à sa sortie.
 
C’est pourquoi la troisième possibilité, celle qui reste à l’utilisateur particulier de récupérer la chaleur à très faible profondeur (entre un et cent mètres, géothermie très basse énergie) … est la moins rentable, mais c’est mieux que rien. On récupèrera alors la chaleur de la terre, d’une nappe phréatique, d’eau courante ou d’un étang entre -5 et 10 degrés en général …
 
 … Tiens ! Récupérer de la chaleur à partir d’une température négative ? C’est qu’il n’y a pas de température négative et que tous les corps connaissent des agitations moléculaires correspondant à de la chaleur transférable vers un corps encore plus « froid », tant qu’il n’est pas au zéro absolu, ou zéro kelvin … si vous sentez le besoin de réviser, ne vous en privez pas !
 
Avant de parler de pompe à chaleur, il est nécessaire de s’intéresser au réfrigérateur : si vous pensez que la réfrigération consiste à « fabriquer du froid », vous avez tout faux car il s’agit en fait d’extraire de la chaleur d’un corps qui nous parait « froid » … allez, soyons clairs : le froid n’existe pas, il n’y a que des températures « inconfortables ».
 
Lorsque vous transpirez, vous éprouvez une sensation de rafraîchissement : c’est que l’évaporation de l’eau prélève de la chaleur à votre corps. La notion de chaleur latente (même révision que ci-dessus) permet de comprendre qu’évaporation et vaporisation, qui correspondent toutes les deux à une transformation de liquide en gaz, sont grosses consommatrices de chaleur, c’est le principe du réfrigérateur et de la pompe à chaleur ... attachez vos ceintures !
 
                                                                       LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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Mercredi 27 février 2008
DDR arrive réticent : « Je vois que tu as déjà tapé ton titre ; est-ce que tu vas nous parler de tous les défauts humains ? – Non, mais il faut bien qu’on fixe nos frontières dès le départ, les Américains parlent de comportements « borderline », limites, nous y sommes. – Et au-delà ? – C’est de la psychiatrie, ce n’est plus notre boulot. – Et à l’intérieur des frontières ? – C’est là qu’on trouvera peut-être des gens normaux.
 
 - Et tu en as déjà rencontré des gens normaux, qui font bien leur boulot ? – Bien sûr que oui, mais on en parlera après, pour se remonter le moral … Tiens, j’ai un jour traduit de l’allemand des documents d’entretiens d’évaluation de cadres pour une entreprise suisse ; quelques lignes étaient consacrées à la rubrique : "Défauts du cadre pouvant être bénéfiques à l’entreprise". - … Il faut être Suisse pour comprendre !
 
 - Bon ! Avec tes narcissiques satisfaits, je pense que tu veux parler des bobos. – Bien sûr ! – Et à quoi les reconnaît-on ? – C’est simple, ils sont satisfaits d’eux-mêmes et insatisfaits des autres : c’est pourquoi ils réclament à tue-tête des réformes, c’est la pierre de touche du bobo. – Et tu as des exemples ? – Allez, au hasard, notre Premier Ministre et le chroniqueur économique du Monde.
 
 - Pourtant, ils n’ont pas l’air marrants ! – C’est qu’il s’agit de cas graves ; ils sont encore plus insatisfaits des autres qu’ils sont contents d’eux, ça leur pourrit la vie et ils passent leur temps à sauter comme des cabris et à crier : la réforme ! La réforme ! La réforme ! – Et à quoi les reconnaît-on encore ?
 
 - Nous sommes au temps du numérique, ils évaluent tout : leur baraque, le revenu de leurs loyers, leur portefeuille d’actions, leur collection de soupières, et tout ce qui leur appartient. – Tu as l’air malin, avec ta collection de jouets ! – Ce n’est pas une collection de jouets : c’est mon petit Conservatoire des Arts et Métiers mais … chut ! Si tu en parles, je vais me faire cambrioler …
 
 … Tiens, cela me fait penser à un critère supplémentaire : les bobos ont peur, ils multiplient portes blindées et digicodes et appellent en permanence à davantage de répression ! – Et les femmes ? – Tu sais qu’en ces temps de politically correct, on ne peut plus parler de femmes sans se retrouver en procès … Je classerais bien les femmes qui sont au gouvernement et dans les entourages du pouvoir entre poupées gonflables et poupées gonflées mais je préfère ne rien dire.
 
 - Tu en as déjà trop dit ! – Si on m’attaque en justice, je dirai pour ma défense que tu m’as provoqué.  – Allez ! Un dernier critère ! – Ils ne croient pas aux idéologies comme les Vopos, mais passent leur temps à lire les journaux pipoles en rêvant de devenir les courtisans des personnalités en vue : tu les entends souvent clamer : MARVM ! MARVM ! – Et ça veut dire quoi ?
 
 - Machin A Raison, Vive Machin ! Mais j’avais fait un commentaire sur le blog des Echos auquel je te renvoie (pseudo : Blackstream, 3ème commentaire). – Bon ! J’ai assez entendu d’horreurs pour aujourd’hui ! Je vais faire une crise d’Ostalgie. ». Et il est parti … Reviendra-t-il ?
 
* L’auteur ne peut être tenu responsable des révélations contenues dans ce billet, il ne fait que rapporter fidèlement les propos de DDR, le petit diablotin domestique rapporteur.
  
                                                                       SCHWARZER STIER !
Par Blacksheep - Publié dans : DDR psychologue.
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Mardi 26 février 2008
Pendant que nous avons encore les pieds dans l’eau, un commentaire me signale l’abbaye de Fontenay proche de Montbard, et sa forge, qui a pu inspirer les travaux de Buffon. Les Cisterciens furent de grands aménageurs et sans doute des écologistes avant l’apparition du mot … on en reparlera.
 
Les moins jeunes et les cinéphiles se souviennent peut-être du film L’Eau Vive, commandité par EDF et à sa gloire. Il illustrait le type de centrale hydroélectrique le plus connu : le barrage de haute vallée, dit encore de chute moyenne. Par la surface de terres qu’il submerge, ce n’est peut-être pas le plus écologique mais, en général, ce type d’installation a d’autres fonctions que la production électrique : écrêtement des crues, irrigation, régulation.
 
Il existe deux autres types d’installations hydroélectriques : d’abord l’équipement de haute chute qui consiste à capter une source possédant les caractéristiques d’une cascade et à amener son eau le plus bas possible par une conduite forcée : on dispose alors d’une quantité d’eau relativement réduite qui arrive à grande vitesse pour actionner une turbine.
 
Le dernier type est le barrage au fil de l’eau comme on peut en voir sur le Rhône ou le canal latéral au Rhin. A l’opposé du système précédent, on dispose d’une grande quantité d’eau avec une faible hauteur. Le lien fourni est un peu touffu mais, même en se contentant de lire les titres, on se rend compte de toutes les questions qui se posent lors d’un tel aménagement … et regardez bien : il est aussi en Français …
 
On peut considérer que l’aménagement hydroélectrique de l’Europe de l’Ouest est à son maximum ; seule, l’exploitation de petits cours d’eau par des particuliers ou des collectivités locales peut encore s’envisager au prix d’une réglementation très complexe. Si vous n’avez pas de cours d’eau dans votre jardin, ne cliquez pas sur ce lien.
 
Tous les grands investissements recélant de grandes quantités potentielles d’énergie sont dangereux : qualifiées quelquefois un peu vite de sources d’énergie propre, les grandes centrales hydroélectriques demandent une surveillance et une gestion draconiennes. Deux catastrophes illustrent ces dangers ; la plus importante fut celle du barrage de Malpasset en 1959 qui causa 423 morts et disparus … on conclut un peu vite à la fatalité …
 
L’accident du Drac, qui fit 7 morts dont 6 enfants en 1995 résulte de ce que je me permets d’appeler en langage industriel une « succession de sacs de nœuds » dans la gestion. Là encore, on tenta de conclure à la fatalité au nom de la traditionnelle irresponsabilité des hommes de l’art : ah, s’il n’y avait pas eu : un plan de sécurité bâclé … une grève … des techniciens routiniers … des enfants au mauvais endroit … etc … 
 
On oubliait la loi de Murphy généralisée qui enseigne que, lorsque plusieurs choses peuvent aller mal, elles le font généralement en même temps … Dans une entreprise, c’est habituellement l’agent de maîtrise qui est le détecteur de conneries potentielles mais il y en a de moins en moins et ceux qui restent sont enchaînés à leurs ordinateurs. Ne vous en faites pas : la France, n’est ce pas, est le pays de la fatalité, pas de l’organisation défaillante ou du travail mal fait !
 
                                                                    LA VACHE !
Par Blacksheep - Publié dans : Ecolotech.
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