« ... Dans la théorie darwinienne, la lutte pour l'existence et l'élimination des faibles n'étaient pas dépensées en vain. Loin d'être inutiles, ces maux étaient le gage d'une sélection et d'une évolution des espèces vers une plus grande complexité et une plus grande perfection.
...
D'une façon analogue, Marx considérait la lutte des classes et la violence comme le moteur de l'Histoire. Par leur moyen, assurait-il, on s'achemine vers la société sans classes
...
Cette même dialectique du mal et du bien se retrouve dans la théorie économique libérale, qui postule que l'arithmétique des égoïsmes conduit automatiquement à l'allocation optimale des ressources et à la prospérité générale. Malgré leurs divergences, notons-le au passage, les marxistes et les libéraux partageaient donc la conviction que l'aspect négatif des affaires humaines détient la clé du progrès.
...
Le marxisme et le libéralisme formaient deux branches issues d'une même souche providentialiste ... »
Peut-on encore croire au progrès - Dominique Bourg, Jean-Michel Besnier - contribution de Michel Lacroix - Puf, 2000, page 57.
Mécréant intégriste mais pas vraiment prosélyte, je n'aurais pas osé publier pareille opinion si je n'avais pas eu la caution de plusieurs scientifiques ... pourtant, j'ai toujours pensé que les idéologies marxiste, socialiste et libérale étaient tout simplement des religions.
BLACKSHEEP !